Froide, précise, coupée de ses émotions. Elle vit dans un monde de lignes pures où la douleur n'a pas sa place.
Son mari. Il est la chaleur, le désordre, l'ancre humaine qui refuse de la laisser dériver vers le néant.
Créateur de l'Aegis. Il croit que l'émotion est un parasite à éliminer pour atteindre la fonctionnalité pure.
Béton ciré, verre, acier. Un espace magnifique mais mort, reflet de l'esprit d'Élodie sous implant.
Le souvenir de l'accident. Pneus sur l'asphalte, pluie, puis la coupure nette. Le début du silence.
Élodie travaille. Ses gestes sont mécaniques. Elle trace des lignes droites, incapables de supporter la courbe.
Le moment de rupture. Thomas crie, une assiette se brise. Le bruit traverse le filtre de l'implant. La douleur revient.
La clinique. Élodie demande qu'on retire la puce. Le retour brutal du son, des couleurs et des larmes.
Élodie et Thomas marchent dans la ville bruyante. Elle pleure et rit. Elle est vivante.