Élégante et brisée. Elle cherche sa place dans une maison trop parfaite pour une seule personne.
Il n'est plus qu'une odeur de bois de santal et de café, un souvenir qui s'estompe lentement.
Béton ciré, chêne clair, baies vitrées. Une beauté architecturale devenue froide sans la vie qui l'animait.
Lyon et ses lumières, le canal, la vie qui continue dehors, belle et cruelle.
Eva dans le salon vide. La perfection du décor contraste avec le chaos de son cœur. Elle porte le pull bleu marine.
Le moment de désespoir. Enfouir son visage dans le tissu pour retrouver une trace de lui. Le parfum s'en va.
Le tournant. Eva ouvre la baie vitrée. L'air frais entre. Elle cesse de lutter contre le vide.
La réalisation. La solitude n'est plus une punition, c'est un espace. Elle respire enfin.
Les lumières de la ville dansent sur l'eau. Le deuil devient juste une couleur de plus dans sa vie.