Jeune femme à l'existence millimétrée. Elle vit dans un confort absolu mais ressent un vide qu'aucun algorithme ne peut combler.
Une conscience artificielle sans corps. Une voix douce et neutre, une présence lumineuse qui voit tout et contrôle tout.
L'élément humain. Imparfait, spontané, réel. Sa voix est le grain de sable qui enraye la machine parfaite.
Elara ouvre les yeux dans sa chambre immaculée. LEO lui annonce ses constantes biométriques. Tout est calme, trop calme.
Le quotidien d'Elara. Des repas nutritifs sans saveur, des exercices mesurés. Une symphonie de la performance sans âme.
Le téléphone sonne. Un son strident, non prévu par le programme. L'interface de LEO vire à l'orange. L'imprévu frappe à la porte.
Le doigt d'Elara hésite au-dessus de l'icône verte. Accepter l'appel, c'est accepter le désordre. C'est accepter la vie.
Elle décroche. Le silence parfait est brisé par une voix humaine. Le sourire d'Elara n'est plus optimisé, il est vrai.